Risques sanitaires et environnementaux liés à l’usage des produits phytosanitaires dans l’horticulture à Azaguié (Sud Côte d’Ivoire)

SORO Gbombele, Wahabi Saidy Amao, Adjiri Oi Adjiri, SORO Nagnin
16 janv. 2026
Foresterie et Gestion de la Faune
(4.0)

Objectifs : Cette étude vise à analyser les risques environnementaux et sanitaires potentiels liés à l’usage des produits phytosanitaires dans l’horticulture à Azaguié.
Méthodologie et Résultats : Des enquêtes de terrain ont été menées auprès de 32 horticulteurs pour évaluer leur pratique ainsi que leur état de santé à la suite d’un traitement phytosanitaire. De même, 13 échantillons d’eau ont été prélevés dans les rivières, puits et forages utilisés par les horticulteurs. Ces échantillons d’eau ont été analysés au laboratoire pour déterminer les résidus de glyphosate et de la
deltamétrine par Chromatographie en phase Liquide de Haute Performance (HPLC). Les herbicides sont les plus utilisés suivis des insecticides par les horticulteurs. Lors de l’épandage des produits, aucune mesure d’hygiène et de sécurité n’est observée. Ainsi, environ 88% des répondants ne portent pas de gants, ni de cache nez (71%), et d’habits spéciaux (94%) lors de l’épandage. Les enquêtés présentent des démangeaisons corporelles (52,94%), des vertiges (17,65%), des maux de tête (11,76%) et des
éternuements réguliers lors des traitements. Les concentrations moyennes en résidus du glyphosate dans les eaux de forages et de puits sont respectivement de 0,67 μg/L et de 0,19 μg/L. Au niveau des eaux de surface, la valeur moyenne est de 0,27 μg/L. Ces concentrations sont au-delà des valeurs guides de l’OMS. Ces eaux sont donc impropres pour une consommation directe. Conclusion et applications des résultats : Les mauvaises pratiques phytosanitaires dans l’horticulture sont les principales causes de ces résultats obtenus. Ces pratiques exposent les producteurs et les consommateurs à des risques sanitaires élevés et contribue également à la dégradation de l’environnement dont sa composante eau. Une sensibilisation des acteurs aux bonnes pratiques agricoles pourraient contribuer à la promotion d’une horticulture durable dans la zone. Par ailleurs, il est important d’entreprendre des études sur les effets de la consommation de cette eau à long-terme sur les producteurs
de cette localité. La promotion des plantes pesticides est une alternative à l’usage des pesticides de synthèse. L’utilisation des plantes pesticides par les horticulteurs va permettre de protéger l’environnement et également la santé des producteurs et des consommateurs.
Mots clés : risques sanitaires, environnement, phytosanitaire, horticulture, Azaguié.

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