L’objectif de l’article est d’analyser la rentabilité économique des systèmes rizicoles sur la base de trois indicateurs que sont : la Marge Nette (MN), le Taux Moyen de Rémunération du Travail (TMRL) et le Taux Moyen de Rémunération du Capital (TMRC). L’étude a été conduite dans la Commune de Malanville auprès d’un échantillon raisonné et aléatoire de 120 chefs d’exploitations rizicoles. L’analyse des données collectées sur la base d’un questionnaire a été faite à l’aide de statistiques descriptives et de tests de comparaison de moyennes (ANOVA et Kruskal-Wallis selon la distribution
des variables). Les résultats ont montré que les valeurs moyennes des trois indicateurs étaient statistiquement différentes d’un système rizicole à l’autre. La Marge Nette moyenne (258.100 ± 38.929 FCFA/ha) et le Taux Moyen de Rémunération du Travail (4.848,96 ± 1.462,9 FCFA/homme-jour) ont indiqué que la riziculture est économiquement rentable en termes de couverture des coûts de production variables et fixes d’une part, et de rémunération de la force de travail d’autre part. Cependant, le Taux Moyen de Rémunération du Capital (0,01 ± 0,003) a montré que la majorité des
riziculteurs qui ont obtenu des prêts à des taux d’intérêt de 16% ou 24% pour mener l’activité rizicole ne pouvaient pas rembourser leur crédit à partir des revenus issus de ladite activité. Autrement dit, le taux de valorisation du capital en production rizicole à Malanville était inférieur à ces taux d’intérêt débiteurs. Ces résultats posent ainsi le problème de l’adaptation des conditions d’octroi de crédits à la
production rizicole dans la Commune. Une amélioration du taux de valorisation du capital à travers l’augmentation de la productivité des systèmes rizicoles actuels peut contribuer à l’amélioration de l’accès des producteurs aux crédits et de la valeur ajoutée du riz produit
Mots clés : Riz, indicateurs, valorisation du capital, crédits, productivité