Pour palier au problème de la baisse de la fertilité des sols auquel sont confrontées les exploitations agricoles, plusieurs pratiques culturales de gestion de la fertilité sont mises en oeuvre. La présente étude a pour but d’évaluer les performances économiques desdites pratiques dans la commune de Ouaké où la baisse de la fertilité des sols est l’une des principales contraintes à une production
agricole durable. Les données ayant servi aux analyses ont été collectées à l’aide d’un questionnaire auprès d'un échantillon de cent vingt (120) producteurs répartis au hasard dans trois villages représentatifs de la zone. Les résultats ont montré que les pratiques de gestion de la fertilité des sols sont économiquement efficaces du point de vue de la marge nette et du ratio bénéfice/coût. La lutte antiérosive et l’agroforesterie sont les pratiques les plus rentables économiquement dans un contexte de dégradation très avancée des terres agricoles. Par contre, la valorisation de la force du travail du
producteur demeure encore faible, à cause notamment de la faible productivité des facteurs de production.
A partir de ces résultats, il importe que les politiques agricoles explorent les possibilités de combiner la gestion de la fertilité des sols à la modernisation agricole afin de tendre vers une agriculture durable.
Mots clés : Pratiques culturales, fertilité des sols, efficacité économique, Ouaké, Bénin