La gestion intégrée de la fertilité du sol à travers le recyclage des résidus de récolte constitue l’un des moyens pour assurer la durabilité des systèmes de production agricole. L’objectif de cette étude est d’identifier les modes de gestion des résidus de récolte et le degré de fertilité des sols. Une enquête a été menée dans les six arrondissements de la commune de Gogounou auprès de cinquante (50) agriculteurs et de cinquante (50) agro éleveurs sélectionné suivant des critères d’effectif du cheptel et la superficie emblavée. Les informations relatives aux cultures principales, les modes de gestions des résidus, les quantités de fertilisants chimiques enfouies, les pratiques d’amélioration des sols et les rendements des différentes cultures principales ont été comparés respectivement. Les résultats montrent que les cultures principales (coton, maïs et sorgho) ne varient pas d’un acteur à un autre mais elles sont produites selon les besoins. Les modes de gestion des résidus de résidus de récolte chez les deux acteurs (agriculteur et agro éleveur) sont : la gestion par paillage, la gestion par incinération, la gestion par alimentation du bétail selon les cultures. On distingue le parcage, la rotation, l’association culturale et paillage comme les pratiques d’amélioration utilisées pour le maintien de la fertilité des sols. La comparaison des quantités d’urée utilisées montre des différences de 27,5kg/ha pour le coton, 29kg/ha pour le maïs et 47, 5kg/ha pour le sorgho chez les agriculteurs. Elle est de50, 5kg/ha au niveau du maïs et 66,5kg/ha pour le sorgho chez les agriculteurs. La comparaison des rendements montre des différences de 244,22kg, 356,39kg et494, 73kg respectivement au niveau du coton, maïs et le sorgho. La combinaison des bonnes pratiques d’amélioration des sols et les meilleures modes de gestion de résidus de récolte assurent non seulement la hausse des rendements mais aussi des gains en termes de coût de production dans cette commune