IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES DE LA TRANSHUMANCE TRANSFRONTALIERE DANS LA ZONE RIVERAINE DU PARC W DU BENIN

Byll Orou KPEROU GADO
20 janv. 2026
Foresterie et Gestion de la Faune
(4.0)

En Afrique subsaharienne, l’élevage est une activité agricole d’importance à la fois
économique, sociale et culturelle. Selon la FAO (1997), dans les pays sahéliens, les
produits d’élevage participent pour 10 à 20% au Produit Intérieur Brut (PIB) et parfois
jusqu’à 50% aux ressources d’exportation. Dans cette région d’Afrique de l’Ouest, le
système d’élevage du bétail est majoritairement extensif et transhumant.
L’élevage transhumant qui est le déplacement alternatif et saisonnier des animaux
(DIALLO et al., 1985) est un système de production animale adapté au contexte
sahélien semi-aride. La variabilité spatio-temporelle de la pluviométrie dans ces
milieux rend aléatoire la disponibilité des ressources alimentaires pour les animaux.
Ainsi, la mobilité des animaux et leurs éleveurs est motivée par la recherche de
pâturages, de points d’eau, mais également par la fuite des foyers d’épizootie ou le
commerce d’animaux. La distance et l’amplitude des déplacements sont très
variables et peuvent se dérouler dans un même pays ou entre pays limitrophes. Dans le
dernier cas, on parle de transhumance transfrontalière. Ce type de transhumance se
pratique en Afrique de l’Ouest habituellement en saison sèche, des pays sahéliens vers
les pays côtiers (SOURNIA et al., 1998) en direction des terres de parcours. Elle se
fait de plus en plus dans les parcs et autres aires protégées en raison de la raréfaction
des zones de pâturage, de l’occupation des couloirs de transhumance, l’inadaptation de
la législation foncière et l’existence de nombreux conflits sociaux. L’incursion
incontrôlée des éleveurs transhumants et leurs animaux dans les aires protégées et leur
périphérie n’est pas sans poser d’une part de problème de cohésion sociale avec les
population autochtones et d’autre part de difficulté de gestion des ressources. Des
initiatives publiques, en collaboration avec des partenaires au développement, sont
ainsi en cours dans certaines réserves pour une gestion participative impliquant les
populations riveraines et les éleveurs transhumants.

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