DYNAMIQUE DE L’OCCUPATION DES TERRES ET SES INCIDENCES SUR L’ECOULEMENT DANS LE BASSIN VERSANT DE L’OUEME A L’EXUTOIRE DE BETEROU (NORD-BENIN)

Djafarou ABDOULAYE
23 janv. 2026
Foresterie et Gestion de la Faune
(4.0)

La dynamique actuelle de l’occupation des terres du bassin versant de l’Ouémé à l’exutoire de Bétérou, qui fait l’objet de la présente thèse, est guidée par l’interaction de trois principaux facteurs : les facteurs naturels dominés par les changements climatiques, les facteurs anthropiques marqués par une intense activité agricole pastorale et le contexte socioculturel .
L’objectif global de la thèse est d’étudier l’influence de la dynamique de l’occupation des terres sur l’écoulement à l’échelle du bassin versant du fleuve Ouémé à l’exutoire de Bétérou. La cartographie des unités d’occupation des terres sur la base des images satellitaires, la modélisation prospective, la collecte des données socioéconomiques et l’analyse du modèle SWAT ont été les principales méthodes utilisées.
En effet, la cartographie des changements spatio-temporels des unités d’occupation des terres a révélé que la superficie des formations végétales naturelles est en régression. Ainsi, de 104 419 ha de forêt dense semi-décidue en 1990, 78 867 ha sont demeurés stables. Le reste a été transformé en mosaïques de champs et de jachères (10 282 ha), en plantations (3 302 ha) et en savanes arborées et arbustives (2 154 ha) en 2010. En ce qui concerne les forêts galeries, de 34 977,88 ha en 1990, elles se sont converties en plantations (1 273 ha) puis en mosaïques de champs et de jachères (231 ha).Sur 162 025 ha de forêts claires et de savanes boisées en 1990, environ 128 498 ha sont restés inchangées en 2010. Par ailleurs, 17 563 ha et 12 710 ha ont été respectivement transformés en mosaïques de champs et de jachères et en plantations. En outre, de 1990 à 2010,198 003 ha de savanes arborées et arbustives sont demeurées intactes, alors que 12 358 ha ont été transformés en plantations et 36 546 ha en mosaïques de champs et de jachères. Quant aux plantations qui occupaient une superficie de 10 216ha en 1990, 8 351 ha sont demeurés inchangés. Le reste a été transformé en mosaïques de champs et jachères (1 559 ha) en 2010.
La dynamique prospective a révélé que les savanes arborées et arbustives seront réduites de 20,95 % à environ 16,39 % en 2020, puis à 12,19 % en 2030. Simultanément, les agglomérations vont s’étendre de 0,45 % en 2010 à 1,48 % en 2020 puis à 2,90 % en 2030. De même, les champs et jachères pourraient s’étendre de 37,96 % à 63,91 % en 2030. Les variations du NDVI peuvent être directement liées à la variabilité des précipitations. Pendant la grande saison sèche qui commence en novembre et s’étend jusqu’au mois d’avril, on assiste à une régression des lames d’eau précipitées et écoulées dans le bassin versant. Pendant la saison sèche, l’élevation du NDVI pourrait s’expliquer par le fait que la végétation est alimentée par l’écoulement souterrain.
La variabilité spatio-temporelle de l’écoulement de surface dans le bassin versant de l’Ouémé à Bétérou montre que les sous-bassins versants pourraient avoir des écoulements de surface les plus élevés à l’horizon 2022 ; ce qui favoriserait une plus grande disponibilité de l’eau de surface mais également des risques accrus d’érosion.
Mots clés : dynamique, occupation des terres, hydrologie, NDVI, bassin versant de l’Ouémé à l’exutoire de Bétérou

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